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Lettres iraniennes

Lettres iraniennes

Politique / sociologie / Littérature

Les écoles françaises d'iran en 1933

Légation de la République française en Perse

 

Direction des Affaires Politiques et Commerciales

 

Service des Œuvres Françaises à l’Etranger

Ecoles

 

Téhéran le 28 décembre 1932

N°26

Monsieur Gaston Maugras

Ministre de France en Perse

A Son Excellence Monsieur le Ministre des Affaires étrangères, à Paris

 

Subvention pour 1933.

J’ai l’honneur d’envoyer ci-joint au Département mes propositions de subventions pour l’exercice 1933.

Mes Lettres N°24, 28 et 33 des 26 août 4 et 31 octobre ont exposé quel coup cruel et imprévu avait frappé à la veille de la rentrée des classes nos œuvres de Perse. Nos effectifs scolarités, surtout en province, ont été décimés. Si nous n’envisagions nos subventions strictement que comme un placement, il est indéniable qu’elles devraient être diminuées. Mais le Département ne voudra certainement pas les envisager ainsi et achever d’accabler nos établissements en les privant de leurs ressources par ce qu’ils ont été privés de leurs élèves. Nous ne pouvons, parce que depuis quatre mois nous n’en tirons plus q’un profit restreint, retreindre aussi les témoignages de notre sollicitude à l’égard d’œuvres qui depuis près d’un siècle ont tant travaillé pour nous et à si bon compte. Il y a là un ordre de considération sur lequel il est inutile d’insister.

Atteints à l’improviste, Lazaristes et Filles de la Charité ne voient pas encore bien vers quelles décisions ils doivent s’orienter. Leur faut-il abandonner résolument les positions condamnées pour se concentrer sur celes qui sont encore défendables ou bien continuer de les tenir aux moindres frais en attendant des jours meilleurs, ou bien en s’y maintenant essayer de se consacrer à des formes d’activité un peu différentes, c’est là un problème très complexe et qui ne peut être résolu au pied levé. Nous devrons bien entendu, dans l’avenir, mesurer nos subventions aux résultats obtenus. Cette année nous ne pouvons demander de comptes ; nous ne pouvons que faire confiance à la bonne volontés des hommes, a leur désir de servir les deux causes qu’ils n’ont jamais dissociées.

J’ai donc laissé subsister telles quelles les subventions des Lazaristes de Téhéran, d’Ispahan, de Tauris et d’Ourmiah, celles des Sœurs de Téhéran, de Tauris et d’Ispahan.

Je n’ai pas eu par contre à inscrire la subvention de  4500 francs à Mme Thomassin ; cette femme est morte il y a un mois. Je propose de supprimer la subvention de 1200 francs aux écoles gouvernementales de Tauris sur l’emploi de laquelle nous n’avions aucun contrôle et qui dans les circonstances actuelles n’avait plus raison d’être.

Je porose de ramener de 6000 à 5000 francs la subvention à l’Alliance Française de Téhéran. Cette Association a à l’heure actuelle une situation financière assurée. Elles peut sans dommage subir une réduction de crédit et il me semble d’ailleurs qu’il n’est pas mauvais de ne pas lui faciliter la vie au point qu’elle n’ait plus à se chercher des ressources dans le recrutement de nouveaux membres, dans l’organisation de représentations théâtrales, dans des prêts de livres etc. … Quelques préoccupations budgétaires seront toujours un stimulant de son activité. CE ne sont là, bien entendu, que des réflexions d’ordre général. Jamais l’Alliance Française n’a eu autant de rayonnement que ces dernières années.

L’Ecole de l’Alliance Israélite à Téhéran reçoit depuis quelques années une subvention de 6000 francs qui en soi est justifiée par le nombre d’élèves, la qualité des études et l’infini dévouement du Directeur à sa tâche. Mais je n’ai jamais connu d’autre cas d’une école de l’Alliance Israélite subventionnée directement par le Département et je présume donc cette subvention accordée à M. Nassi avait, dans l’esprit de M. Wilden qui l’a demandée comme celui du Département, un caractère un peu exceptionnel. Au cas donc où le D2partement ne pourrait éviter de faire subir à nos œuvres l’effet des compressions budgétaires, je me permets de lui signaler qu’il ne serait pas inadmissible de réduire de 1000 ou 2000 francs la subvention de l’Alliance Israélite de T2héran.

Par contre je ne peux me dispenser de transmettre au Département une requête de notre Consul à Tauris en faveur des Sœurs d’Ourmiah. M. Mourey m’écrit à leur sujet :

« Après une longue interruption forcée, leur maison fût ouverte en octobre 1931 par la sœur Corman, revenue de France avec deux de ses compagnes. La Soeur Corman était déjà depuis longue date en ce pays, où elle fût le témoin oculaire des sinistres évènements de 1918.

La tournée que j’ai faite dans cette région en Septembre dernier m’a permis de me rendre compte des efforts courageux déployés par la Sœur Corman pour, en premier lieu, assurer un toit à la mission. Je ne crois pas nécessaire d’insister à nouveau sur le désastre que celle-ci avait subi en 1918. L’établissement prospère qui avait été édifié à grand peine et à gros frais fut alors complètement saccagé.

En Octobre 1931, la Sœur Corman réussit, au pris de mille difficultés, à trouver une maison, exigüe, incommode, pour laquelle le propriétaire exige une location mensuelle de quarante tomans, alors que la moitié de cette somme serait un loyer suffisant. Mais il fallait se loger, et les conditions imposées ont dû être acceptées.

Etablies dans une région où l’élément chaldéen, qui a donné des preuves de ses sympathies pour notre pays, est nombreux, les Religieuses servent de leur mieux la cause française. Je ne puis que recommander chaleureusement leur cas à Votre bienveillante autorité pour leur faire attribuer une allocation de 5000 francs dont elles ont réellement besoin. »

Le moment est assurément mal choisi pour encourager de nouvelles semailles sur un sol voué désormais à la stérilité. Le Département jugera si dans un sentiment de charité et par pitié envers les tristes souvenirs de 1918 il veut donner une petite somme de 2 ou 3000 francs aux sœurs d’Ourmiah.

 ALLOCATIONS AUX ŒUVRES FRANCAISES EN PERSE

 Exercice 1933

                                                                                                Francs

Alliance française                                                          5000  --- 4000

Collège St-Louis                                                           32000 --- 30000

Lazaristes d’Ispahan                                                     5000  ---- 4000

Lazaristes de Tauris                                                      15000 --- 12000

Lazaristes d’OUrmiah                                                   5000    ---- 4000

Filles de la Charité de Téhéran                                     20000 ---- 16000

Filles de la Charité de Tauris                                        5000 ----    4000

Filles de la Charité d’Ispahan                                        5000 ----   4000

Filles de la Charité d’Ourmiah                                     ?          ---        2000

Ecole centrale arménienne de Tauris                              1200 ----         1000

Œuvre de Mgr. Nissan à Senneh                                   3000    ---        2000

Ecole de l’Alliance Israélite à Téhéran                            6000 ---           5000

                                                                                                            -----------

                                                                                    Total/ …  102 000 – 88 000

+ نوشته شده در  2008/8/26ساعت 13:39  توسط Armand Karimi Goudarzi  | 

L'amour mystique dans le Fou D'Elsa de Louis Aragon -1

LE FOU D’ELSA DE LOUIS ARAGON

ET

L’AMOUR MYSTIQUE

 

La genèse d’un poème d’amour

 

« On dira qu’un homme se doit de ne pas exposer son amour sur la place publique (...) Un homme n’a rien de meilleur, de plus pur, et plus digne d’être perpétué que son amour (...) et (...) c’est lâcheté et faiblesse de craindre porter son amour au pavois. »

Aragon, Les Yeux d’ELsa

 

En 1964, Aragon répondant à cette question de Francis Crémieux : « A quels rivages vous souhaitez aborder dans nos etretiens »[i], déclare:

« ... J’y suis déjà depuis quatre ans, sur ce rivage: l’Andalousie du XVe siècle. »[ii]

Pendant ces quatre années, Aragon écrivait Le Fou d’Elsa, ce poème de quatre cent vingt cinq pages « présenté tantôt comme une épopée lyrique tantôt comme une sorte de testament philosophique. »[iii]

 

Epopée lyique

En 1960, feuilletant de « grands volumes encombrants » de la collection du Ménestrel, journal de musique imprimé en Hollande, les yeux d’Aragon tombent sur l’une des chansons dont les paroles sont d’un certain  Victor le Comte, et le titre le retient: « La veille de la prise de Grenade »[iv]

Alors, le voyage commence à partir de ce nom : La Grenade[v] ; le poète part au pays des rêves, « des rêves re rêvés » et se trouve devant ...

« ... Grenade, la Grenade aux derniers jours, la Grenade assiégée par les Rois Catholiques ... »

Le premier vers de la romance contient une étrangeté qui attire Aragon :

« La veille où Grenade fut prise »

« Tout a commencé par une faute de français (...) tout le mystère en résidait dans une faute de syntaxe : on dit, bien entendu, la veille du jour où ... et non la veille où ... »[vi]

Et ce divorce de mots, cette contraction du langage, cette beauté appolinairienne qui résidait  dans l’incorrection même, devient pour le poète la clef des songes pour retrouver la Grenade et l’Andalousie. Ce premier vers ouvre l’univers des songes sur Aragon qui se prépare pour exprimer, pour chanter ce qu’il voulait dire et qu’il avait dit depuis lontemps, même avant la période du début du surréalisme, à l’époque  de Dda, Anicet ou Panorama, ou même ici et là dans les poèmes du Feu de joie : l’amour et le merveilleux.

Quelle est l’intention du poète dans ce voyage dans le temps et dans l’espace? Dans ce long chant de qutre cent vingt cinq pages?

Le poète, l’ancien combatant et résistnt, croit d’abord qu’une image parallèle dl’attache  à ce vers, le sentiment de celui qui a eu l’expérience de l’occupation et qui en a souffert:

« ... Ce terrible 1 » juin 1940, quand, avant que le courant fût coupé, dans une maison du Maine, j’entendis la nouvelle de Paris tombé ... »[vii]

Mais il y a tout un autre mystère pour lui, dans la chanson : c’est l’image de Boabdil, Mohammed XI, le dernier roi nasride de la Grenade. Boabdil apparaît dans la légende espagnole et l’histoire écrite par ses ennemis sous une image déformée et caricaturale celle qu’Aagon a retenue d’un livre de Mauirce Barrès qu’on lui avait lu à l’Ecole Saint-Pierre de Neuilly. Mohammed XI était présenté ainsi :

« El Rey Chico, le petit roi Boabdil, lâche, traître et assassin, est pour nous caché à demi par les branches tombantes de ce laurier-rose sous lequel il se déroba, un jour que ses soldats mourraient bravement pour sa cause. »[viii]

Et aragon, refusant cette image de « lâche » et de « traître » dans lesdits entretiens, déclare qu’un de ses soucis majeurs dans le Fou d’Elsa a été de « réhabiliter Mohammed XI, alias Boabdil » :

« F.C. : Vous avez voulu vraiment réhabiliter Boabdil qu’en disent les historiens ? (…)

A.: (…) Tous les historiens arabes sont d’accord avec moi sur ce sujet. Seuls les historiens espagnols peuvent protester (…) pas ceux d’aujourd’hui, les historiens espagnols à peu près contemporains de Boabdil. Parce qu’ils avaient raison, des raisons d’Etat, de continuer ç donner une figure caricaturale de Boabdil (…) »

 

Il explique, alors que Boabdil, même si l’on appelle « El Chico », l’enfant, le petit garçon, à l’époque du siège de Grenade, c’est un homme de vingt huit ans, et qu’il est mort au Maroc -« pour défendre l’Islam »- en 1532, quarante ans après la chute de Grenade dans un combat contre les Espagnols débarqués au Maroc, alors qu’ « il aurait très bien pu ne pas être un guerrier » ayant presque soixante-dix ans.

 

« Les faits sont donc contradictoires à l’image qui est donnée ; Boabdil ne ressemble guère à ce petit gamin pervers « adonné à on ne sait quelles voluptés » comme dit Barrès. Qui pourrait nier  que cette image était pure légendaire ? »

 

Mais enfin, la question qui occuperait l’esprit des toute personne au courant des tendances et des activités communistes d’Aragon, c’est ; Quel est le point commun qui lie Aragon , communiste dévoué (au moins à cette époque-là), et Mohammad XI, le roi nasride qui, même vaincu, demeure un roi ? Pourquoi a-t-il cette indulgence pour Boabdil ? Autre chose que le sentiment du malheur ? Le malheur de celui qui a eu l’expérience de « la veille de la prise de Grenade en 1940 » ? Et l’injustice qui pèse pendant des siècles sur le souvenir d’un ennemi ?

 

Le vieux défenseur de Boabdil commence à le rechercher dans l’histoire, du pays de Nadjd jusqu’à l’Asie et la Perse, de l’Afrique à l’Andalousie, pendant de longues périodes du Moyen-Âge. Mais élevé par la tradition, l’enseignement et les préjugés chrétiens et y étant trop attaché, le poète a recours à son seul guide, le songe :

 

« Seul, ici me guide le songe, comme ceux qui descendirent aux enfers, Orphée ou Dante (…) le temps passait, il y a avait des années entières que le rêve de Grenade me revient. »

 

Le rêve de Grenade, de l’Andalousie dont ainsi parle Aragon, lui revient après de longues années :

« C’est, il faut l’avouer, assez étrange, j’ai subi une sorte de fascination de ce pays, de ces gens, de leurs mœurs, de leur philosophie, de leur religion même, tout ce qui était les éléments de leur civilisation et bien sûr, au premier chef, de leur poésie étroitement liée avec la poésie des Arabes et celle des Persans, à l’autre bout de la méditerranée. »

 

De ces propos, on arrive à dégager une série de motifs et d’intentions du poète dans la composition du Fou d’Elsa et on voit que cet ouvrage ne comprend pas seulement Grenade et l’Andalousie.

 

Jetant un coup d’œil sur l’histoire mondiale, surtout celle de la France, et plus précisément les événements de l’Algérie dans les années cinquante, on se souvient des Algériens qui se mettent à se révolter contre les Français, les colonisateurs. Les Français, pour la plupart, surpris des gens qui ne voulaient pas être « des Français à part entière ou pas entières », ne peuvent comprendre cette allure.

 

Selon Aragon :

« … Il ne suffisait pas, pour comprendre ces hommes et leur acharnement à ne pas devenir des Français (…), de quelques généralités sur cent ans de colonisation. »

Il se rend compte :

« C’est sans doute par les événements d’Afrique du Nord que j’ai compris mes ignorances, un manque de culture qui ne m’était d’ailleurs pas propre. »

 

Il entre alors à travers l’image de Boabdil et l’Espagne musulmane, dans l’intimité  de cette âme islamique où tout lui était étrange. »

 

« D’avoir touché mon manque de connaissance me rendait intolérable d’en demeurer là. Il me fallait apprendre pour connaître. »

 

De cette façon, l’Andalousie qui, lors du Moyen-Âge, était l’intermédiaire culturelle entre  l’Orient et l’Occident, devient une autre fois, le lien entre le monde occidental.

« L’histoire (…), ces huit siècles du règne des musulmans sur la péninsule ibérique, est pour la plupart de nos contemporains, l’âge d’or. »

« … Dans une époque où les conflits et les violences semblaient remplir le monde, la cohabitation des trois cultures islamique, chrétienne et juive était un des principaux caractères de l’histoire de l’Andalousie. »

 

D’une telle cohabitation émergeait un échange culturel, linguistique et scientifique, entre le monde musulman et le christianisme : un échange permanent dans lequel l’Andalousie jouait le rôle de l’intermédiaire dans la transmission des sciences et de la philosophie, grecque surtout, à l’Occident chrétien.

 

« A Tolède, au XIIe siècle, Don Reymondo, le grand ministre de la Castille rassembla les littéraires et fit traduire les livres arabes les plus importants en latin ; les livres de l’astronomie, de la médecine, de la biologie, de l’histoire et de la philosophie.»

« Les traducteurs avaient diffusé dans toute l’Europe médiévale, les œuvres des penseurs comme Aristote, Galin et Hypocrate qui étaient déjà expliquées et décrites par Avicenne et Averroés. »

« … Vous savez que la philosophie  grecque ne nous a été connue, en France notamment [à l’époque de Boabdil], que grâce à des hommes comme Avicenne et Averroés, c’est-à-dire des Musulmans, ou des Juifs, comme Maïmonide ; lesquels avaient retrouvé les textes grecs, que des Français ont lus an arabe pour la première fois. »

Pendant des siècles, les traducteurs et les savants chrétiens, juifs et musulmans comme Fernando de Tolède, Juan d’Espeï, Rebbi Zague, Abraham Alfegui, Bernaldo Alarabigo, entre autre, collectaient le patrimoine culturel et scientifique de l’islam, et le transmettait en langues européennes ; ainsi que des savants et penseurs comme Lévy-Provençal, Louis Massignon et Menendez Pidal grâce auxquels la culture islamique et l’histoire de l’Andalousie (par Lévy-Provençal et Menendez Pidal) et celle du monde arabe et iranien (par Louis Massignon) ont été connues à l’Occident.

Le Fou d’Elsa  est aussi une occasion de rendre hommages à ces chercheurs.

« J’ai pensé par la poésie , attirer l’attention de mes contemporains sur ces hommes remarquables, ces chercheurs, dont était également ce Louis Massignon, mort l’année dernière (1963)… »

Mais la Grenade pour Aragon n’est pas seulement un rêve, c’est son « pays légendaire, l’exil de (son) cœur ». ET pour se rendre au pays de ses rêves, la voix de la femme aimée, ses caresses et son amour lui ouvrent la voie, et Elsa, « la femme qu’il aime uniquement », lui fait écouter un chant de son pays lointain, « étrangement possédé de Grenade », le poème de Mikhaïl Sveltov.

 

« ГреНаәа, ГреНаәа, ГреНаәа, Моя »

 

Ce poème qui devient l’âme du roman d’Elsa Triolet le rendez vous des étrangers.

 

« Ce poème de Mikhaîl Sveltov, je l’ai connu par Elsa, je l’ai écouté à la demande d’Elsa, dire par son auteur alors même que sa langue m’en était inconnue, je n’y entendais que ce refrains de Grenade. »

 

Grenades, mes amours,

Grenade, ma Grenade.

J’ai laissé ma chaumière,

Me suis fait combattant

Pour qu’à Grenade on donne La terre aux paysans »

 

C’est sur ce poème qu’est bâti le Rendez-vous des étrangers , et je sais trop de quel prix est payé un roman pareil pour n’y pas lire notre double destinée. Le mystérieux appel de Grenade, l’expression de ce qui enlace nos deux vies, nos deux songes mystérieusement réunis. »

 

Ce n’était pas « coïncidences, mais convergences » qu’Elsa et Grenade se lient pour inspirer Aragon à composer le Fou d’Elsa.

 



[i] L. Aragon, Entretiens avec Francis Crémieux, Paris: Gallimard, 1964, p. 11.

[ii] Ibid, p.11.

[iii] Ibid, p. 12.

[iv] L. Aragon, Le Fou d’Elsa, Paris : Gallimard, 1964, p. 11.

[v] Ville d’Espagne, la capitale de l’état musulman andalou de 1235 à 1492.

[vi] Le Fou d’Elsa, pp. 11-12.

[vii] Ibid, p.12.

[viii] Ibid, p.13.

+ نوشته شده در  2008/8/21ساعت 7:44  توسط Armand Karimi Goudarzi  | 

Pour consulter les articles sur les relations franco-iraniennes aux XIX ème et XXème siècles, vous pouvez consulter le site http://franceiran.bloguez.com/ du même blogueur.

+ نوشته شده در  2008/5/5ساعت 11:16  توسط Armand Karimi Goudarzi  | 

Parler, pour ne rien dire

Je parle de la poésie, je dis de la poésie, je la chante mais quand même je ne sais pas si c'est de la poésie ou tout autre chose. Un peu comme le bourgeois qui se voulait noble ou le gentilhomme qui cherchait le fric des bourgeois, je ne sais pas si je fais de la prose ou de la poésie. L'essentiel c'est que je parle, je parle et je parle mais si j'ai quelque chose à dire je ne sais pas et ce n'est pas mon problème. Je Parle pour ne rien dire. et quand même, quand même je parle. C'est ne rien dire qui me tracasse donc je dis, j'écris, je noircis des pages banches et je blanchis les tableaux noirs pour ne pas demeurer passif. Je  suis comme tous nos compatriotes qui bougent pour bouger mais dans tous les sens possibles et sans aucun objectif ce qui est bien c'est qu'on bouge l'inconvénient c'est qu'on se neutralise. Ben d'accord j'écris n'importe quoi !

Qu'est ce que tu veux? Je ne suis pas poète, mon vieux.

 

+ نوشته شده در  2008/5/5ساعت 11:12  توسط Armand Karimi Goudarzi  | 

Dr Tholozan en Perse

 

 

 

Conditions de l’engagement du Dr Tholozan se rendant en Perse en qualité de médecin particulier de S.M. le Chah de Perse.

 

S,E. Ferroukh Khan ambassadeur de Perse, ayant conformément aux instrustions spéciales de son Gouvernement, demandé au gouvt français de choisir un médecin français appelé à remplir en Perse les fonctions de medecin particulier de S.M. le Chah, et S.E. le Cte Walewxki, Ministre des affaires étrangères , ayant désigné à cet effet M.le Dr Tholozan, Major de 1ere  classe, professeur de médecine au Val de Grace, les conditions suivantes de l’engagement ont été convenues de part et d’autre.

art.1. Le Dr Tholozan s’engage à remplir pendanr quatre ans les fonctions de médecin particulier du Chah avec tout le zèle, le dévouement et l’intelligence dont il est capable.

art. 2. Indépendemment des soins que le Dr Tholozan donnera à la personne de S.M. le Chah, et qui résultent à la nature même de ses fonctions, le Dr Tholozan s’engage à professer à Téhéran dans chacune des années de son engagement pendant le temps fixé par les réglements scolaires établis en Perse, telle partie de la médecine qu’il jugera à propos. Le Dr  Tholozan ne dépendra d’aucune autre autorité que de celles de S.M. le Chah ou de Sadr Azam (1er  ministre).

art.3. Le Dr  Tholozan recevra du gt persan un traitement annuel de 35000 f, somme payable, selon l’usage du pays, par échéance trimestrielles en monnaie ayant cours.

art.4. En cas de déplacement de la cour du Chah Le Dr  Tholozan aura une tente convenable pour lui et une autre pour ses gens, trois bêtes de somme pour le transport de ses bagages et deux ferrachs pour lui dresser ses tentes.

art.5 Le Dr  Tholozan jouira à la Cour du Chah de tous les privilèges et distinctions honorifiques qui ont toujours été accordés au premier médecin européen de S.M. le Chah.

art.6 L’engagement de quatre ans pourra être renouvelé au gré des deux parties, le gt persan et Le Dr  Tholozan. Le traitement du Dr  Tholozan courra à partir du jour de son départ pour rejoindre S.E. Feroukh khan à Constantinople. Il devra rejoindre l’Ambassadeur à Constantinople, vingt jours après avoir reçu l’invitation.

art.7. L’Ambassadeur de Perse se chargera lui-même des frais d’entretien du Dr  Tholozan, de ses domestiques et du transport de ses bagages depuis Constantinople jusqu’à Téhéran. Les frais de voyage du  Dr  Tholozan, de Paris à Constantinople, seront à la charge du gt persan. Cette allocation sera de mille francs et sera payée à Paris avant le départ du Dr  Tholozan .

Il est bien entendu que, même pendant le voyage avec l’ambassadeur, Le Dr  Tholozan, jouira des prérogatives attachées au rang qui lui est assigné par l’art. 5 de cette convention.

art. 8. A l’expiration de l’engagement, ou en cas de maladie exigeant le retour du Dr  Tholozan en Europe, le Gt persan paiera les frais de son voyage. Cette allocation sera de 5000 francs.

 

+ نوشته شده در  2008/4/15ساعت 13:38  توسط Armand Karimi Goudarzi  | 

Document historique dans une vingtaine d'années

Extrait des déclarations de M-H. Safar-Harandi, Ministre de la Culture et de l’Orientation islamique, dans la réunion du personnel de ce ministère à l’occasion du nouvel an iranien

Dimanche, 6 avril 2008

 

 

M-H. Safar-Harandi considère l’année 1387 iranienne comme l’année de l’épanouissement culturel du pays et annonce la vocation de son ministère pour présenter une vitrine des meilleurs services et activités culturels et artistiques.

 

En réponse aux protestations contre le ministère dans les domaines de la culture et de l’art il déclare :

« Durant cette période les efforts de nos collègues étaient centrés pour le filtrage et la purification du milieu culturel et artistique et tout cela pour conserver le respect de l’art et de l’artiste. »

 

 

Il ajoute :

 « Si nous arrivons à contenter Dieu au cours de nos activités, nous serons sûrs d’avoir la satisfaction du peuple et si on effectue une démarche suscitant la colère divine, le peuple s’occupera de la personne qui, par la volonté de l’ennemi, a piétiné l’identité et la vieille culture de notre pays. »

 

 

 

 

 

Censure d’un film (Santuri )

« Nos amis (le ministère) ont eu raison de refuser la représentation générale de ce film. Si nous nous mettons à juger, avec honnêteté, ce film au tribunal de la conscience nationale et religieuse, nous verrons que ce film n’a aucun point positif. Il a engendré tous les maux : l’accusation à Dieu et à la religion ainsi qu’au peuple et aux Iraniens. Il se moque de ses compatriotes et noircit la société qui ne cesse de progresser. Comment nous pouvons justifier l’autorisation même de la production d’un tel film ? »…

 

« Il est évident qu’un tel film ne doit pas obtenir l’autorisation de représentation.

 Il est évident qu’on doit agir contre les personnes qui diffusent une telle culture. Tant que nous avons ce statut de serviteur nous n’autorisons sûrement pas que notre culture se trouve dans la situation qu’on présente les artistes comme les premiers accusés de la propagation de la corruption dans cette société. »

 

« Si on rejette un film c'est-à-dire qu’aucun film similaire ne doit pas être produit. Nous n’avons animosité avec personne et nous ne sommes pas ennemie de notre cher frère artiste qui a aussi des oeuvres  valeureuses dans l’ensemble de son travail, nous disons que ses ennemis réels sont ceux qui veulent le résumer dans un ouvrage qui est justement le pire de son travail. »

 

Il s’est adressé au personnel du ministère : 

« Vous tous, vous devez être vigilants en tant que surveillants et contrôleurs de la culture pour ne pas permettre moindre sabotage ni indulgence, et qu’aucun document impur ne soit délivré et diffusé à votre nom ni de votre main. »

 

SH considère le domaine de la culture comme victime de plusieurs éléments dont les mauvaises actions dans ce domaine!! et le budget.

 

Il conclut :

« Le Ministère de la culture et de l’orientation islamique doit montrer qu’il a la compétence d’être le dirigeant culturel de la société et, en tant qu’institution culturelle la plus officielle !! du pays, doit traîner les autres derrière soi. »

 

+ نوشته شده در  2008/4/13ساعت 8:41  توسط Armand Karimi Goudarzi  | 

Relations franco-iraniennes aux XIX et XX siècles

Le Centre des Archives diplomatiques de Nantes conserve un trésor pour les étudiants et chercheurs qui travaillent sur les relations politiques et diplomatiques des différents pays du monde. Quant aux archives concernant l’Iran aux XIX et XX siècles, les documents conservés dans ce centre, pas très consultés par les chercheurs iraniens, sont à découvrir.

Nous vous ferons découvrir progressivement les documents concernant les relations franco-iraniennes durant ces deux derniers siècles.

 

+ نوشته شده در  2008/3/29ساعت 12:51  توسط Armand Karimi Goudarzi  | 

Amour mystique du Fou d’Elsa

Amour mystique du Fou d’Elsa

Armand Karimi Goudarzi

 

 

Dès qu’on parle de la poésie d’Aragon, un nom remplit l’esprit : Elsa. Dans sa poésie et même dans ses romans, Aragon se met à la recherche de son amour et il le glorifie à chaque pas à travers l’image qu’il projette de la femme dans l’esprit du lecteur.

Le Fou d’Elsa[i][1], le poème de quatre cent vingt cinq pages, reprend différemment les traces des autres ouvrages poétiques d’Aragon (prose ou poésie) : le Feu de joie, le Paysan de Paris, les Yeux d’Elsa, les Poètes, entre autres, souvent attribués à Elsa, exaltant la femme.

Malgré son approche mystique par la forme et les idées, le Fou d’Elsa reprend dans une autre ambiance, le thème déjà exprimé dans l’œuvre du poète- une constante qui s’impose à la lecture de ses œuvres ; les rapports qui unissent l’homme à la femme.

C’est dans la femme qu’Aragon repère les espoirs les plus sûrs d’un avenir véritablement humain. C’est pourquoi même s’il fournit un décor oriental et mystique pour ce récit « d’amour », le Fou d’Elsa ne se met pas du tout à l’écart dans l’ensemble de l’œuvre aragonienne.

Le poète matérialiste du XXe siècle tient à se rapprocher de ses ancêtres médiévaux, les troubadours d’Oc, et des poètes musulmans et mystiques lointains –dans le temps et dans l’espace –rien que par l’amour et c’est justement ce qui rend curieuse et spécifique sa démarche dans cet ouvrage.

Aragon veut construire le bonheur humain sur la base de l’amour qui est la plus haute expression du mysticisme.

 

l’amour qui, selon les mystiques, conduit l’homme, étape par étape, au plus haut degré du ciel, et qui constitue le plus fort des liens entre les créatures et Dieu – les amoureux et le Bien-aimé est défini comme le réseau de la Vérité par Cheikh Abu saïd Abil Kheir.

Les mystiques qui ont analysé soigneusement ce noble sentiment proposent maintes définitions pour l’amour : « le source de l’amour est l’affection, puis c’est l’enthousiasme (chawq) et, enfin, c’est l’amour qui est le comble de l’affection »[ii][2] ou encore « Parfois l’amour était le ciel et l’esprit, la Terre. Jusqu’à ce que le temps nécessite la pluie. Parfois l’amour était la graine et l’esprit, le sol. Qu’est-ce qui va pousser ? Parfois il était le bijou … Parfois la selle … Parfois la météore … Parfois le poison … »[iii][3]

L’amour remplit donc l’univers du mysticisme. Il possède toutes les qualités et toutes les puissances que l’on peut connaître, d’une très vaste étendue et d’une force immense. Et Dieu ne prête l’amour qu’à l’homme.

« Les cieux n’ont pu supporter le fardeau du secret (la charge de l’amour)

Ils en ont fait échoir à ce fou que je suis. » Hafez [iv][4]

Et l’homme qui reçoit le lot divin, tente à le comprendre ; or la tâche n’est point facile.

« Celui qui n’atteint l’amour, ne trouve pas l’essence de la vie, et qui n’arrive au Mont Qâf ne voit pas (et ne connaît pas) Simôrq.» [v][5]

« Ô Djâmi, ne dit rien du secret de l’amour !

C’est un secret indiscutable et un récit incompréhensible. »

Cependant, plusieurs mystiques ont consacré leur vie à ce récit incompréhensible et presque tous ont proposé une définition étymologique semblable :

« L’amour (echq عشق) est un mot dérivé du mot ‘achaqqa’ عشقه (Lierre)- plante qui enveloppe l’arbre et qui le sèche, le jaunit et le prive de ses fruits ; ainsi que l’amour, fait disparaître l’existence de l’amoureux dans l’apparence de la beauté de l’aimé(e) ; comme l’amour se pointe, ne reste que l’aimé (e) … » [vi][6]

Une telle relation unifie l’amoureux et l’aimé(e) qui pour les mystiques n’est que le Créateur.

Selon Ibn-e-Arabi :

« Un être n’aime en réalité personne d’autre que son Créateur.[vii][7]»

Cet amour que les mystiques dont Ibn-e-Arabi, distinguent en trois états : naturel, spirituel et divin, a des conditions et des étapes à franchir. Chaque étape, chaque état prépare l’ascension de l’amoureux vers le Bien-aimé. Ainsi l’amour naturel, cet  amour illusoire, ouvre la voie de l’amour divin et lui donne le statut humain.

« Celui qui n’est pas malade d’une belle,

Il faut effacer son nom de la liste des hommes.

Celui dont l’amour n’est pas l’ami,

Il lui faut une selle et une bride. » Chaikh Bahaï

Pour les mystiques tels que Mowlavi, Djami, Attâr, Ahmad Qazali, Rouzbehan Chrazi, Ibn-e-Arabi et beauxoup d’autres, l’amour illusoire, l’amour miroir, est si proche de l’amour divin que pendant des siècles les Ulémas qui restaient à la surface des textes considéraient leurs œuvres –Youssof et Zoleikha, Cheikh San’an, Leïli et Medjnoûn, n’ont pu comprendre la vraie signification de l’amour qu’ils définissent.

« Les égarés ne comprennent rien de ce récit ? Il faut des cas comme Zoleikha et des personnes comme Medjnoûn. » [viii][8]

 

Aragon a franchi la première étape de cette voie, le poète dont l’amour est connu  grâce aux poèmes et chansons, est amoureux et il a connu les hauts et les bas de cette aventures périlleuse.

En outre il s’engage dans la voie de l’amour pour en faire un récit. Dans cet acte- décrire les événements et les faits, dévoiler les sentiments et les mélancolies, noter la passion de l’amoureux et ses souffrances- le poète glorifie l’amour et honore la bien-aimée. Rien que par son thème  – poème d’amour - Le Fou d’Elsa s’approche à la fois au récit coranique « Youssef » et aux autres récits d’amour mystique. C’est la même histoire que l’on a appréciée comme « le meilleur des récits » et dont on a dit :

« (C’est) le récit de l’amoureux et de l’aimé (e), le récit de la séparation et de l’union et celui de la passion des amoureux, … c’est l’expression du désir de l’amoureux et la coquetterie de l’aimé. La joie et la tristesse s’y trouvent et c’est le récit le plus tragique. »[ix][9]

 

L’amour remplit tout ce récit du Fou d’Elsa, le poète raconte les passions, le désir et les tentations de l’amoureux, le poète fou de la Grenade du XVe siècle, à la recherche d’Elsa, sa bien-aimée vivant au XXe siècle, comme l’amoureux mystique qui cherche son Bien-aimé, son Créateur, lointain et dans le temps et dans l’espace qui n’est accessible que par la force de l’amour et par le récit d’amour. 

 

 

[x][1] Louis Aragon, Le Fou d’Elsa, Paris : Gallimard, 1964.

[xi][2] Rouzbehan-e-Chirazi, Ressalat-al-Quds, par J. Nourbakhsh, Téhéran, pp.85-86.

[xii][3] Ahmad Qazali, Savaneh, par N. Pourjavadi, Téhéran, Bonyad-e-Farhang, 1980, p. 6.

[xiii][4] Z. Safa, Anthologie de la poésie persane, Paris : Gallimard, 1968, p. 261.

[xiv][5] A. Hosseini Heravi, Nazhat-ul-Arvah, par N. Mayel Heravi, Téhéran : Zavar, ?, p.4.

[xv][6] A. Seyed Ali Hamadani, Machareb-ul-Azvaq, par M. Khadjavi, Téhéran, 1983, p.46.

[xvi][7] Louis Aragon, Entretiens avec Francis Crémieux, Paris : Gallimard, 1964, p. 62.

[xvii][8] Ein-ul-Qozzat Hamadani, Les lettres de Ein-ul-Qozzat, par A-n. Monzavi, Téhéran : Zavar, 1984, vol.2, p.130.

[xviii][9] J. Sattari, Le mal de l’amour de Zoleikha, Téhéran : Tous, 1994, p.4.

 



 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

+ نوشته شده در  2007/11/30ساعت 12:50  توسط Armand Karimi Goudarzi  | 

Bon fonctionnaire

Je suis un bon fonctionnaire. Bien expérimenté. Tout-à-fait conscient de ce qu’il faut faire, dans les bureaux et surtout, surtout, ce qu’IL NE FAUT PAS FAIRE !!!

 

Aujourd’hui, je suis le conseiller de tous les jeunes qui débutent dans le chemin périlleux qu’est l’administration !!!

 

Et cette expérience ! cette expérience est le fruit d’une longue carrière de fonctionnaire! Pas toujours facile ni innocent !!!

 

Aujourd’hui, je survis au sommet de l’Olympe de l’administration centrale du ministère. Et mon souci, mon seul souci, maintenant, n’est que la retraite.

 

Avoir de longues périodes de vacances. Se lever quand on veut. Se balader jour et nuit en pyjama ou en robe de chambre. Picoler jusqu’à deux heures de matin, le dimanche soir sans craindre  la panne d’oreiller  du lundi. Ne plus prendre le métro du 7 h du matin.

 

Tout cela c’est un cauchemar, le pire des cauchemars qui puisse m’arriver. Moi mon grand désir et de mourir derrière mon bureau, ou mieux encore dans la salle des réunions, lors de ces réunions hebdomadaire qui fait chier les jeunes.

 

Ouais, moi je suis le penseur, le connaisseur, le con- hic- pardon le conseiller administratif, pas le cœur de l’administration, j’en suis le cerveau, le neurone, la pensée, la philosophie, sa raison d’être même.

 

Et vous croyez que tout cela m’est arrivé par hasard, par un simple coup de chance. Non, mais non. C’est le résultat de toute une vie, un long travail d’observation et de raisonnement ; de calcul aussi, de calcul, de l’algèbre et des math modernes.

 

+ نوشته شده در  2007/11/30ساعت 12:44  توسط Armand Karimi Goudarzi  | 

L'Iran comme je le vois

Avertissements

 

1° avertissement : j’utilise, comme témoigne le titre, la première personne du singulier. Ce livre n’est que le fruit de mes observations et mes impressions personnelles/ Pour garantir la fiabilité de mes propos et analyses, je ne fais rien, je ne peux rien faire ; c’est à vous de juger. Et aux critiques. Je suis convaincu que le livre sera critiqué s’il attire les attentions, ce que je souhaite de tout cœur.

Donc, ce « Moi, je … » n’a rien avoir avec l’égoïste et l’égocentrique que je suis. C’est un argument de mon témoignage. Car j’essaie d’atteindre le statut du témoin oculaire.

 

2° avertissement : j’aime l’Iran, j’adore mes compatriotes comme j’adore tous les peuples, ce qui ne veut pas dire que je les admire ou je ne  leur en veux pas comme je m’en veux de temps en temps. Et je souffre des bêtises qu’ils commettent autant que de mes propres conneries.

Je fais partie de ce peuple iranien. Si on a déconné parfois et souvent, j’assume ma part de responsabilité. Je veux dire de ma responsabilité dans le destin que nous avons eu. Ce qui ne veut pas dire que je plaide coupable dans tout ce dont on peut accuser le gouvernement. Je veux pas déresponsabiliser les autres gouvernements des bêtises qu’ils peuvent faire envers l’Iran, sa nation et sa société civile.

 

3° avertissement : En ce qui concerne mes idées politiques, je me contente de vous dire seulement que je suis assez idéaliste, le reste ne concerne que moi. J’ajoute que je refuse catégoriquement toute sorte de monarchie et régime royale et je me moque éperdument de toute idée partisan du sang royal et noble. Je suis donc un fervent partisan de la république, du genre démocratique en plus et j’emmerde tout déprimé politique tombé dans la nostalgie du royaume d’Iran.

 

4° avertissement : je ne suis point payé par telle ou telle organisation ou agence d’information étrangère ou iranienne, comme on pourrait m’accuser. C’est l’accusation fréquente des censeurs à qui on s’est échappé.

 

5° avertissement : je m’en souviens plus, je les invente encore en cours de route.

 

Alors passons aux choses sérieuse.

 

 

« Témoin, mettez vous à la barre ! Levez le bras droit et … »

 

« JE LE JURE. »

 

+ نوشته شده در  2007/11/29ساعت 16:50  توسط Armand Karimi Goudarzi  |